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Recherche nationale et pan-européenne

Recherche nationale

BRAIN-be 2.0 (2018-2023) et les initiatives de recherches nationales précédentes telles que BRAIN-be phase 1 et SSD-la Science pour un développement durable sont des programmes de recherche interdisciplinaire à moyen et long termes (2 ou 4 ans) en appui aux compétences de l’autorité fédérale, d’une part, et aux activités des établissements scientifiques fédéraux, d’autre part.

Une fois passée l’urgence médicale et sanitaire, il sera nécessaire d’étudier les causes et les conséquences de la crise actuelle et d’élaborer des solutions à plus long terme pour parvenir à une société plus résiliente. BRAIN-be 2.0 est l’outil idéal pour appréhender ces enjeux dans le cadre de l’appel à projets 2020-2021. Il faudra, en amont, identifier les causes de l'émergence d’épidémies et de pandémies: la santé et l'impact croissant des activités humaines sur les écosystèmes sont de toute évidence liés.

La problématique pourrait être abordée suivant la perspective "EcoHealth/One Health" dans le Pilier 1 "Défis et connaissances du monde vivant et non-vivant" .

Les recherches qui aideront les politiques à prendre les décisions d’ordre sanitaire, sociétal ou économique, à la hauteur des défis auxquels la Belgique est confrontée, pourraient être soutenues dans le Pilier 3 "Défis fédéraux de sociét" .

Projets déjà financés liés à cette problématique:

Depuis la publication du rapport sur l'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (2005), une attention accrue a été portée aux liens entre biodiversité, services écosystémiques et bien-être humain. L'UE et de nombreux autres pays ont soutenu l'approche "One Health". À cet égard, le continent africain où la perte de biodiversité a considérablement augmenté (en raison de la déforestation, de la consommation de viande de brousse, de l'utilisation de pesticides, etc.) est un sujet de préoccupation. Biodiv-AFREID (2020-2023), mis en œuvre par le réseau européen ERA-NET BiodivERsA , coordonné par le professeur Herwig Leirs (UAntwerpen) en partenariat avec le professeur Erik Verheyen (IRSNB-KBIN), étudiera ces mécanismes en se concentrant sur les agents pathogènes pour lesquels des petits mammifères africains constituent le réservoir, comme Ebola et la variole du singe.

Plusieurs collections des BCCM (IHEM, ITM, LMG, MUCL, ULC) collaborent à ce projet BCCM GEN-ERA qui a pour objectif d’introduire des outils génomiques au sein même des collections. L’objectif est également d’étudier des souches sélectionnées en fonction de plusieurs défis sociétaux (pathogènes humains et vétérinaires, symbiotes d'insectes pollinisateurs, producteurs de composés bioactifs, par exemple) sur la base de données génomiques. Ce projet d’une durée de 2 ans (2020-2021) est coordonné par le Dr. Pierre Becker (Sciensano).

Les maladies transmises par les escargots aquatiques, hôtes de parasites de type helminthe, affectent plus de 300 millions de personnes mondialement et principalement les communautés des pays en voie de développement. La prévalence et distribution de ces maladies est en train de changer du fait de la mondialisation et du changement climatique. Dans ce contexte, l'objectif général du projet TRAIL d'une durée de 2 ans (2017-2018) et coordonné par le Dr. Tine Huyse (MRAC) était de développer un outil de monitoring efficace, sensible et rigoureux permettant de déterminer simultanément le génotype de ces escargots et des parasites associés.

L’association négative entre la position socio-économique et la mortalité a été démontrée à plusieurs reprises dans les sociétés industrialisées. C’est le cas également pour la Belgique, où plusieurs études ont mis en évidence des différentiels de mortalité systématiques. Par ailleurs, le gradient social de mortalité semble avoir considérablement augmenté entre les années 1990 et 2000. Le projet CAUSINEQ, d’une durée de 4 ans (2014-2017), coordonné par le professeur Sylvie Gadeyne (VUB) avait pour ambition d’étudier les mécanismes par lesquels sont générées de telles différences sociales de mortalité.

L’émergence d’une maladie virale et sa distribution sont conditionnées par de multiples facteurs, comme la présence du virus et de son hôte, les conditions environnementales et climatiques favorisant la transmission et la distribution du virus, ainsi que des facteurs socio-économiques. Le projet VIRORISK (2010-2011) coordonné par le Prof. Etienne Thiry (ULiège) se proposait d’évaluer le risque d’émergence d’une maladie virale en Belgique grâce à la collaboration de scientifiques issus de différentes disciplines telles que virologie, entomologie et analyse de risque socio-économique-environnementaux.

De nombreuses études ont montré une étroite association entre la pollution de l’air liée aux particules fines et une augmentation de la mortalité journalière. Cependant, la toxicité spécifique des composants de ces particules n’a pas encore été entièrement élucidée. Il ressort néanmoins des analyses menées que les effets de la pollution de l’air sont beaucoup plus importants en été qu’en hiver, même sous nos climats. Le projet PARHEALTH , d’une durée de 4 ans (2007-2010), coordonné par les prof. Benoit Nemery et Tim Nawrot (KULeuven), avait pour but d’identifier les composés organiques spécifiques des particules fines et d’explorer leur toxicité, en en association avec les conditions climatiques.

Recherche pan-européenne

Au sein d'initiatives JPIs (Joint programming Initiatives) du programme H2020 auquel BELSPO contribue (JPI Climate , BiodivERsA , JPI More Years Better Life )), des réflexions sont en cours pour développer et/ou réorienter les objectifs de recherche afin d'apporter des réponses scientifiquement fondées et coordonnées à l’échelle européenne ou pour participer à des exercices d’intercomparaison entre pays membres, de données sanitaires, sociétales, environnementales, économiques liées à la période de confinement. BELSPO supportera la communauté scientifique belge dans ces efforts de recherche internationale.